Octobre 2015

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Visite de Pascale Boistard : le Téléphone Grave Danger et le référent Violences

 

Téléphone Grave danger

A l’occasion de la visite de Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes dans la Nièvre, une présentation du Téléphone Grave Danger a été effectuée lors d’une conférence de presse en préfecture.

Prévu par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, le dispositif de téléprotection des personnes en grave danger (« TGD ») consiste à assurer la protection des personnes victimes de violences de la part de leur conjoint et des personnes ayant été victimes de viol, en situation de grave danger.

C’est le procureur de la République qui attribue à la victime, pour une durée renouvelable de six mois, ce téléphone lui permettant d’alerter les forces de l’ordre. L’ANDAVI (Association d’aide aux victimes) assure le suivi et l’accompagnement des victimes.

Le déclenchement de l’alerte se fait par simple activation d’une touche sur le téléphone. Un dispositif dirige alors l’appel vers une plateforme de téléassistance qui dispose de toutes les informations utiles relatives à la victime et qui est accessible 7 j/ 7 et 24 h/ 24. Un système de géolocalisation est également intégré à l’appareil.

Le référent Violences

Au cours de la conférence de presse, a été renouvelée la charte du référent Violences.

L’ampleur et la gravité du phénomène des violences exercées à l’encontre des femmes ont conduit à la mise en place du dispositif « référent violences » pour les femmes et les hommes victimes de violences conjugales.

Les besoins des femmes victimes de violences et de leurs enfants sont multiples (accueil, conseil juridique, soutien psychologique, logement). Des acteurs très divers interviennent dans leur parcours sans que la coordination et la continuité des accompagnements soient assurées auprès des victimes.

La nécessité d’une prise en charge globale et dans la durée des femmes victimes de violences apparaît nécessaire.
Pour s’assurer de cet accompagnement et de ce suivi, des postes de référents, interlocuteur unique et de proximité des femmes victimes de violences ont été créés.

Le référent assure une mission de coordination et de proximité pour permettre une prise en charge globale et dans la durée des femmes victimes de violences. Le référent ne se substitue pas aux acteurs et services existants mais il veille à ce que tout soit mis en œuvre pour concourir à un retour à l’autonomie des femmes.
Son intervention s’inscrit à deux niveaux : autour de la personne et dans le réseau d’acteurs.
Pour accompagner la femme victime de violences, le référent doit avoir une bonne connaissance des services et acteurs existants sur le territoire.

L’association d’aide aux victimes ANDAVI porte le dispositif « référent » violences financé à hauteur de 8000€ par des crédits Etat.

La visite de la secrétaire d’Etat s’est terminée par une visite dans les locaux de l’ANDAVI, accueillie par son président Jérôme Moreau, où elle a rencontré de nombreux acteurs du monde associatif.