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Réseau loup/lynx : 35 observateurs formés dans la Nièvre

 

Suite aux attaques de grands canidés survenues en 2016 et 2017, le préfet de la Nièvre a instauré le 17 février 2017 le réseau loup/lynx pour le département.

Ce réseau multipartenaires "ouvert" (ONCFS, DDT, ONF, DDCSPP, Lieutenants de louveterie, agents de la Fédération des chasseurs, conservateur réserve naturelle....) permet d’assurer une pression d’observation organisée dans l’espace, sur le front de colonisation de l’espèce.

Le réseau loup/lynx a été créé comme un outil de suivi patrimonial pour rendre compte des tendances d’évolution des aires de répartitions et de la démographie, et renseigner l’état de conservation des deux espèces.
Ce dispositif est basé sur le déploiement de plus de 3300 correspondants au niveau national, d’horizons divers (80% de professionnels de la faune sauvage et 20% de particuliers) formés à l’identification et à la reconnaissance des indices de présence. Répartis de façon homogène, les correspondants couvrent une moitié Est de la France d’une ligne allant des Ardennes à la Gironde, et appliquent une procédure commune de collecte d’indices par le biais de fiches techniques. Ces dernières sont centralisées ensuite de façon standardisée par l’Unité Prédateurs et Animaux Déprédateurs (Unité PAD) de l’ONCFS.

Les objectifs confiés au réseau pour le suivi de ces deux espèces :

  • Collecter et vérifier les indices de présence pour détecter dans des délais aussi brefs que possible, de nouvelles zones de présence afin de mieux connaître leurs aires de répartition,
  • Expertiser sur site l’intégralité des cas de prédation sur le cheptel domestique afin, lorsque la responsabilité du prédateur est retenue, d’en permettre l’indemnisation (seuls certains correspondants du réseau, dûment agréés pour cela, effectuent ces constats),
  • Assurer, outre ce suivi patrimonial dit "extensif", un 2ème niveau de suivi plus intensif en été (reproduction) et en hiver (effectifs des meutes) pour le loup sur les secteurs où l’espèce est installée durablement, et sur certains sites pilotes pour mesurer les densités du lynx.

Le réseau est installé sur demande des autorités préfectorales : les correspondants de toute provenance sont alors formés dans le département concerné ; en amont de cette installation complète du réseau, les agents de l’ONCFS sont formés dans les départements susceptibles d’être colonisés par l’espèce.

La coordination administrative est placée sous l’autorité des Directions départementales des territoires (DDT) afin de faire le lien entre présence du prédateur et gestion des interactions avec les activités agricoles.

La coordination technique est placée sous l’autorité de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avec des animateurs régionaux.

En novembre 2017, 35 correspondants nivernais ont été formés pendant 2,5 jours par l’ONCFS à la reconnaissance et à l’identification des indices de présence de ces 2 espèces protégées.

En cas d’attaque de grand canidé
Site de l’ONCFS

À NOTER : la présence de lynx n’a pas été constatée dans la Nièvre.


Les animaux (moutons et marcassins) utilisés lors des ateliers de la formation sont tous morts de façon naturelle et n’ont en aucun cas été victimes d’un prédateur ou abattus volontairement.