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Le préfet de la Nièvre met en place les premières mesures sur le loup

 

Joël Mathurin, préfet de la Nièvre, a réuni ce jour les services et partenaires afin de partager en toute transparence les informations sur le loup et la situation dans le département dans le cadre de la cellule de veille.

Photo : Joël Mathurin, préfet de la Nièvre, entouré d’Estelle Rondreux, directrice départementale des territoires adjointe et de François Pohu, directeur de l’ONCFS.

 

Les vidéos issues du piège photo posé par les éleveurs ont été expertisées, et permettent d’établir avec certitude la responsabilité du loup dans ces deux attaques.

Pour mémoire, 7 brebis ont été attaquées les 30 décembre 2016 et 1er janvier 2017, sur la commune de Chougny. Contactés le 2 janvier, les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont réalisé un constat le jour même, dont les conclusions ont été remises à Monsieur le Préfet le 3 janvier, donnant lieu à une première communication.

Le constat réalisé le 4 janvier 2017 à Moulins-Engilbert est sans lien avec une attaque de loup.

Le préfet a souhaité que le plan national d’action sur le loup soit décliné dans le département en associant un comité départemental et un groupe de travail technique sur le loup.

Le 1er comité départemental a été l’occasion d’échanger sur les principales mesures :
- un réseau d’observateurs sera mis en place
- une procédure d’alerte a été mise en place dès le 3 janvier 2017, pour les éleveurs (tél : 03 86 60 70 80)
- en cas d’attaque l’éleveur est indemnisé selon un barème national, si la responsabilité du loup n’est pas écartée. L’indemnisation de la première attaque de Chougny est en cours.
- les éleveurs peuvent mettre en œuvre des mesures de protection et d’effarouchement (sources lumineuses ou sonores, chien de protection, ...). La DDT accompagne les éleveurs dans la mise en place de ces mesures.

Ces premières mesures donnent aux éleveurs la possibilité de renforcer la défense de leurs troupeaux, selon une logique de gradation adaptée au territoire.

Des mesures d’intervention complémentaires pourront être décidées sur autorisation préfectorale.

Le loup n’est pas une menace pour l’homme. En tant qu’animal sauvage, il est extrêmement méfiant. Son odorat et son ouïe très développés lui permettent d’éviter autant que possible l’homme, et il fuit s’il se fait surprendre. Il est d’ailleurs très difficile de l’observer dans la nature.

Le loup est une espèce protégée, et à ce titre sont interdites toutes formes de détention, capture, de mise à mort intentionnelle, de perturbation intentionnelle, et de commerce. La destruction illégale d’un loup est passible de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

Quelles sont les différences entre un chien et un loup? L’ONCFS nous informe/