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Recrudescence des dégâts de sangliers : Chasse en battue du sanglier ouverte 7j/7 jusqu’au 31 mars (...)

 

À la suite de la réunion entre les représentants de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et de la Fédération départementale des chasseurs (FDC), du 31 janvier 2022 sous l’égide de M. le préfet de la Nièvre, il a été décidé :
• un élargissement des jours d’ouverture de la chasse en battue au grand gibier jusqu’à la fin de la campagne cynégétique au 31 mars 2022,
• un élargissement du zonage des communes « points noirs » où le sanglier sera classé espèce nuisible,
• la mise en place d’un groupe de travail technique qui sera chargé de faire des propositions pour la prochaine campagne cynégétique.

Conscients que seule l’action de chasse par les chasseurs permettra de réduire les populations, l’État, la FDC, la FDSEA et la Chambre d’Agriculture invitent tous les acteurs du territoire à coordonner leurs actions pour augmenter fortement les prélèvements de sangliers, et proscrivent à cette fin toute consigne de tir.

Favorisés par les conditions climatiques (absence de fructification forestière), les dégâts dus aux sangliers sur les cultures et les prairies connaissent à nouveau cette année une augmentation significative. Conjugués aux rendements élevés et à l’augmentation des prix des matières premières agricoles, ces dégâts engendrent des pertes économiques importantes pour les exploitations agricoles et une forte hausse des coûts d’indemnisation pour la FDC.

Ainsi, à la demande de la FDSEA qui faisait suite à une visite préfectorale sur le terrain, le préfet de la Nièvre a réuni le 31 janvier 2022 le président de la FDC et les présidents de la Chambre d’agriculture et de la FDSEA afin d’échanger sur ce sujet. Cette problématique complexe n’est pas propre à la Nièvre et elle concerne la grande majorité des départements français. L’État, la FDC, la FDSEA et la Chambre d’Agriculture ont affiché leur volonté commune de dialogue et l’objectif partagé de diminution des dégâts et des populations de sangliers. Même s’il n’existe malheureusement pas de « solution miracle », des leviers ont été identifiés afin de favoriser les prélèvements et de réduire les populations.

Pour les actions à court terme, les parties se sont accordées sur une ouverture élargie de la chasse en battue au sanglier tous les jours de la semaine jusqu’au 31 mars 2022, qui a été autorisée par arrêté préfectoral le 9 février 2022.

Le classement en communes « points noirs » (communes où les dégâts de gibiers aux cultures et aux récoltes agricoles sont significativement les plus importants) fera également l’objet d’une approche plus globale, prenant en compte la récurrence des dégâts constatés et les demandes d’interventions sollicitées auprès des services de la direction départementale des territoires (DDT). Sont identifiés en particulier les secteurs de Crux-la-Ville, le Nord Morvan, Arleuf/Villapourcon, Druy-Parigny/Verneuil ainsi que Gimouille/Saincaize.

Les zonages qui s’appliqueront sur l’année 2022 seront discutés en commission départementale d’indemnisation (CDI) le 9 février 2022 puis validés par arrêté préfectoral. Sur les territoires « points noirs », le sanglier sera classé nuisible (espèce susceptible d’occasionner des dégâts). Dans ces communes, les gardes particuliers assermentés et commissionnés pourront détruire les sangliers.

Afin de préparer dès à présent la prochaine campagne cynégétique qui démarrera au 1er juin 2022, le préfet a demandé à la DDT, en lien avec le service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB), d’animer un groupe de travail technique en format resserré afin d’examiner les autres leviers identifiés en réunion. La Chambre d’agriculture et la FDC devront désigner chacune 2 représentants (un responsable technique et un responsable politique) afin de participer aux discussions.
Le groupe sera notamment chargé de traiter les sujets suivants : conditions d’agrainage, jours d’ouverture de la chasse, classement ESOD (espèce nuisible), modalités d’identification et de suivi des communes "points noirs", modalités de protection des cultures, organisation de la chasse dans le département, conditions d’octroi des bracelets…
Le groupe de travail devra présenter ses premières propositions à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) qui se réunira la première semaine de mai.