Contenu

Les mesures de restrictions de l’usage de l’eau

La Nièvre possède plus de 5 000 km de cours d’eau, dont la majorité connaît de sérieuses baisses de niveau en été. On parle alors d’étiages.
La mise en place d’un nouvel arrêté cadre a été souhaité afin d’adapter au mieux les modalités de gestion de crise au contexte hydrogéologique spécifique au département.

Réglementation

Pour faire face aux éventuelles insuffisances de la ressource en eau à certaines périodes de l’année, les préfets peuvent prendre des mesures de limitation ou de suspension des usages de l’eau dans certaines zones géographiques, qui concernent l’ensemble des usagers : collectivités, agriculteurs, industriels, et particuliers.

Le préfet peut prescrire un arrêté « portant fixation de mesures de limitation de certains usages de l’eau dans le département de la Nièvre » lorsque les débits d’étiage deviennent critiques et que la météo ne prévoit pas de précipitations à court terme. L’objectif est d’assurer l’exercice des usages prioritaires, plus particulièrement la santé, la sécurité civile, l’approvisionnement en eau potable, la préservation des écosystèmes aquatiques et de l’économie du territoire.

Le premier niveau, appelé niveau de vigilance, sert de référence pour déclencher des mesures de communication et de sensibilisation de l’ensemble de la population. Il est atteint dès que la tendance hydrologique montre un risque de crise à court ou moyen terme.

Trois niveaux de restriction des usages sont en outre définis :

Le niveau d’alerte peut être défini par le débit en dessous duquel la coexistence de tous les usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique ne sont plus assurés. Lors du dépassement de ce seuil, les premières limitations des usages sont mises en place, afin d’encourager une gestion économe de l’eau.

Le niveau d’alerte renforcée permet une limitation progressive des prélèvements et le renforcement substantiel des mesures de limitation ou de suspension des usages.

Le niveau de crise correspond au débit en dessous duquel sont mises en péril l’alimentation en eau potable et la survie des espèces présentes dans le milieu aquatique.

-  Presentation AP Cadre Secheresse 2016 (format pdf - 2.5 Mo - 19/08/2016)

-  Etude des débits biologiques de survie sur les rivières l’Acolin, l’Aron, le Nohain et le Sauzay (format pdf - 9.7 Mo - 19/08/2016)

-  AP cadre 7 juillet 2016 (format pdf - 643.6 ko - 19/08/2016)

Des gestes simples pour économiser l’eau au quotidien

Chacun de nous, en modifiant ses habitudes, peut réduire sa consommation d’eau :

Robinets/tuyauterie
Vous pouvez réduire le débit de vos robinets en les équipant d’un mitigeur, d’un aérateur, d’un économiseur ou d’une pomme de douche avec aérateur (économies d’eau de 30 à 40 %). Vous pouvez également économiser 15 % de l’eau d’une douche en installant un mitigeur thermostatique qui permet de trouver instantanément la bonne température.
En réparant les robinets et la chasse d’eau, car un robinet qui goutte, c’est 100 litres d’eau perdus chaque jour, et une chasse d’eau, c’est 1 000 litres d’eau. Les fuites peuvent représenter 20 % de la consommation d’un foyer.

Salle d’eau
Savez-vous que l’utilisation de la chasse d’eau représente 20 % de la consommation d’eau des ménages? Pour réduire le volume d’eau utilisé, installez une chasse d’eau à double débit (3 à 6 litres d’eau au lieu de 10 litres) ou placez une brique dans le réservoir.
Privilégiez la douche au bain (50 litres au lieu de 150 litres) et interrompez le flux d’eau durant le savonnage. Vous diviserez ainsi par trois votre consommation. Si vous coupez l’eau quand vous vous brossez les dents et quand vous vous lavez les mains, cela réduira votre consommation d’eau de moitié !

Cuisine
Très gourmands en eau, les lave-linge et les lave-vaisselle sont néanmoins la solution la plus économe quand ils tournent à pleine charge. Le mieux est d’investir dans des machines de classe AAA : plus efficaces, elles consomment moins d’eau : de 15 à 40 litres pour un lave-vaisselle et de 60 à 130 litres pour un lave-linge.

Jardin
Arrosez votre jardin tôt le matin ou le soir, quand l’évaporation est moins forte ; vous ferez une économie d’eau de 50 % en moyenne pour la même efficacité. On conserve plus longtemps l’humidité en installant un paillage au pied des plantes.
Optez pour des techniques économes en eau : goutte-à-goutte, tuyaux suintants... Utilisez l’eau qui a servi à laver votre salade ou installez un équipement de récupération et de traitement des eaux de pluies.

Ce qu’il faut retenir :

1/ Le bon sens et la modération sont de mise pour toutes et tous, quelle que soit la situation
2/ Les mesures de restriction s’appliquent dans un premier temps aux usages non-prioritaires (loisirs, agrément). En cas de sécheresse importante, les usages économiques (agriculture, industrie notamment) sont impactés de manière progressive, en veillant à ne pas compromettre les enjeux de préservation des milieux aquatiques et les besoins liés à la sécurité civile.