Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radication (FIPDR)

Contenu

FIPDR : appel à projets 2020

 

Le fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) a pour vocation de financer des actions associatives en adéquation avec les orientations prioritaires de la politique de prévention de la délinquance.
Ces politiques s’appuient principalement sur deux cadres d’intervention : la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024 et le plan national de prévention de la radicalisation « Prévenir pour protéger » du 23 février 2018.

Cet appel à projet s’articule autour de trois axes principaux :

1- Agir plus tôt et aller plus loin dans la prévention auprès des jeunes

Le programme d’actions à l’intention des jeunes exposés à la délinquance requiert de privilégier des actions suivant une logique de prise en charge individualisée, favorisant la prévention de la récidive. Aussi, autant que possible, elles doivent relever de la prévention secondaire et tertiaire.

Alors que la précédente stratégie de prévention de la délinquance 2013-2017 privilégiait un public âgé
de 12 à 25 ans, l’action publique devra également se concentrer, en matière de prévention, sur le public âgé de moins 12 ans dans le cadre de cette nouvelle stratégie.

Deux types d’actions nouvelles pourront être soutenus :
- Les actions de prévention primaire sur quelques champs comme la sensibilisation des acteurs, l’éducation aux médias et à l’information
- Les actions en direction des familles et notamment celles qui soutiennent l’exercice de l’autorité parentale dans les actions de prévention auprès des jeunes.

2- Aller vers les personnes vulnérables pour mieux les protéger

La stratégie a également pour objectif de s’engager dans une démarche du « aller vers » les personnes les plus vulnérables, les publics les plus fragiles et les plus isolés. Elle s’adresse notamment aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux femmes victimes de violences, aux mineurs exposés et en danger, aux victimes de discrimination et s’inscrit dans une double approche : préventive, par l’information, et pro-active par l’identification des personnes invisibles.
Elle a pour but de diversifier les modes d’intervention en adaptant les dispositifs aux territoires et aux problématiques et en développant les démarches de proximité.

La prise en charge globale des potentielles victimes doit être encouragée et renforcée notamment en direction des victimes de violences intrafamiliales.

Le programme d’actions pour améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales et l’aide aux victimes fait notamment référence aux priorités du 5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes : sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des victimes de violences et assurer l’accès à leurs droits ; renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants ; déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol.

3- S’appuyer sur la population, nouvel acteur de la prévention de la délinquance

Dans le cadre des projets de prévention pouvant être financés au titre du FIPDR, peuvent être prises en compte des actions pour améliorer la tranquillité publique telles que :
- les projets de médiation ou de prévention spécialisée dans les espaces publics, à proximité des établissements scolaires, au voisinage des logements ou dans les transports publics de voyageurs, à des jours et heures adaptés (soirées, week-end) ;
- les projets de médiation sociale qui constitue un mode alternatif et efficace de résolution des tensions entre citoyens mais également de mise en relation entre les populations et les institutions ;
- les projets pour améliorer les relations entre les forces de sécurité de l’État et la population qui contribuent à assurer la cohésion sociale dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

L’appel à projets porte également sur les actions de prévention de la radicalisation. Le plan national de prévention de la radicalisation (PNPR) insiste sur 3 axes prioritaires :

- Redynamiser une approche individualisée des publics signalés pour radicalisation, en densifiant la prise en charge individualisée des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation et de leur famille. Ce suivi doit être pluridisciplinaire et prendre en compte les dimensions éducative, d’insertion et réinsertion sociale et professionnelle, de santé mentale.
- Renforcer une culture commune de la vigilance des acteurs impliqués dans la prévention de la radicalisation. En effet, la formation des acteurs est essentielle pour comprendre le phénomène, détecter des situations de radicalisation et connaître le circuit de signalement ainsi que l’organisation administrative de la réponse publique.
- Offrir un discours alternatif aux discours extrémistes, en valorisant et soutenant les actions visant à affirmer ou réaffirmer les principes et valeurs de la République, à promouvoir les valeurs citoyennes et la lutte contre le conspirationnisme et le communautarisme.

Documents à télécharger :

Le dossier de demande de subvention (Cerfa) devra nous être transmis avec l’ensemble des pièces requises par :
- mail :pref-cabinet@nievre.gouv.fr
- courrier : Préfecture de la Nièvre – Cabinet – 40, rue de la Préfecture – 58026 Nevers Cedex.


La date de clôture de l’appel à projets est fixée au mercredi 20 mai, délai de rigueur.