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Communiqué relatif à l’organisation illégale d’un teknival à Garchy

 

Le préfet de la Nièvre et le procureur de la République communiquent :

Dès le 30 décembre au matin, des participants à un « teknival » sauvage se sont installés en nombre sur des terrains privés (ancien site du CNRS) à Garchy et Suilly-la-Tour. Cette manifestation n’avait fait l’objet d’aucune déclaration préalable. Le Préfet a été amené en conséquence à l’interdire. Nombre de personnes ont ainsi été dissuadées d’y participer. Alors que la fréquentation escomptée était de 10 000, le rassemblement a réuni au maximum 3 000 à 3 500 participants du 30 décembre au 4 janvier.

Afin de sécuriser le site et d’assurer le secours à personnes, le Préfet a été contraint de mobiliser pendant l’ensemble du rassemblement un important dispositif de gendarmerie, renforcé les samedi et dimanche par un escadron de la gendarmerie mobile, et de procéder à l’installation d’un poste médical avancé tenu par la Croix Rouge française avec le soutien de l’Union départementale des premiers secours. Le Service départemental d’incendie et de secours de la Nièvre avait, pour sa part, mobilisé des moyens médicaux et para médicaux.

63 interventions sanitaires dont 8 évacuations (7 sur le centre hospitalier de Cosne et 1 sur Nevers) ont eu lieu.

S’agissant de la prévention et de la détection des infractions, la gendarmerie a contrôlé 1 000 véhicules et 2 167 personnes, soit environ les 2/3 des participants. Le parquet a été saisi de 8 procédures simplifiées pour détention d’arme blanche, 47 procédures pour détention de stupéfiants et 15 infractions au code de la route.

Le parquet de Nevers a engagé des poursuites à l’encontre des trois organisateurs de ce rassemblement illégal sur le fondement de l’infraction d’organisation sans déclaration préalable d’un rassemblement festif à caractère musical avec diffusion de musique amplifiée dans un espace non aménagé". Ces trois mis en cause comparaitront devant le tribunal de police de Nevers le 10 février prochain. Dans le cadre de cette procédure, il a été procédé à la saisie de 20 M3 de matériel sono.
Une convocation en justice a été délivrée devant le tribunal correctionnel pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.