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Commémoration du début de la 1ère Guerre Mondiale

 

Afin de commémorer le début de la 1ère Guerre mondiale, le Comité départemental du centenaire de la Nièvre a demandé à chaque commune de la Nièvre d’afficher une reproduction de l’ordre de mobilisation générale de l’époque et de faire sonner le tocsin, si possible, le samedi 2 août prochain, comme il y a 100 ans. Il s’agit de faire revivre un moment fort de notre histoire. Certaines communes organisent également des cérémonies autour de leur monument aux Morts.

L’ordre de mobilisation générale

Dans la soirée du 1er août 1914, les Français découvrent sur la porte des mairies l’affiche portant « ordre de mobilisation générale ». Chacun sait ce qui est attendu de lui. La guerre n’est pas encore effective (l’Allemagne ne la déclare à la France que le 3 août), mais la crise née en Bosnie a atteint un point critique. L’immense majorité des Français, toutefois, n’avait pas réellement mesuré toute l’ampleur de la gravité de la situation. C’est donc avec une certaine stupéfaction qu’est lu le décret, signé par le président de la République Raymond Poincaré, qui enjoint les trois millions de réservistes et de territoriaux à rejoindre, dès le 2 août, les 800 000 soldats déjà en service actif (au total, 8,5 millions de Français seront mobilisés entre 1914 et 1918).

La mobilisation 
La mobilisation est l’ensemble des opérations qui permet de mettre l’armée française sur le pied de guerre, avec notamment le rappel théorique sous les drapeaux de tous les Français aptes au service militaire. Planifiée de longue date, l’affectation de chaque homme était prévue selon son âge et sa résidence.

Le tocsin

Le tocsin est une sonnerie exécutée sur une cloche civile ou religieuse, destinée à signaler un événement grave comme un incendie, une émeute ou une guerre, et inciter la population à se rassembler d’urgence.

Existe-t-il une cloche spéciale pour sonner le tocsin ?

De telles cloches subsistent dans de très rares édifices religieux en France : à la cathédrale de Metz, à Ribeauvillé (Haut-Rhin), à la cathédrale de Quimper, où la « Cloc’h An Comun » est utilisée à la fois pour sonner le tocsin et le couvre-feu.
Dans la Nièvre, le tocsin, lorsqu’il existe sous forme de commande électrifiée, peut être sonné soit sur la cloche au timbre le plus aigu, soit, dans la plupart des clochers, sur la cloche unique servant à toutes les sonneries.

Comment sonner le tocsin ?
Le tocsin est sonné à coups pressés, directement sur la cloche, à l’aide du battant (intérieur de la cloche) ou d’un marteau (extérieur à la cloche), à environ un coup par seconde ou demi-seconde selon les régions, et pendant une minute. C’est généralement le rythme d’un coup par seconde qui a été appliqué dans les clochers équipés de commande électrifiée.
Pour en savoir davantage
Voir et écouter une sonnerie de tocsin :
http://www.cloches.org/19.html
http://www.youtube.com/watch?v=HUEK...