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À la rencontre des bénéficiaires du plan de relance dans la Nièvre

 

Didier Josso, sous-préfet à la relance auprès du préfet de la Nièvre, s’est rendu, ce mercredi 3 février 2021, en présence de Corinne Mangel, cinquième adjointe au maire de Nevers déléguée à la culture, au patrimoine, à la mémoire et à l’équité hommes-femmes, à la rencontre d’Adrien, apprenti au service des finances, des budgets et du contrôle externe de la mairie de Nevers depuis début septembre.

Adrien, 20 ans, neversois originaire de Bordeaux, prépare une Licence droit, économie, gestion parcours analyse économique et financière à Nevers (Conservatoire national des arts et métiers de Nevers au sein du Centre scolaire Notre-Dame). Son tutorat est exercé par Laurent Pasco, directeur des finances de la Ville de Nevers. Il découvre avec intérêt l’environnement des collectivités dans lequel il appréhende de nouvelles notions d’analyse financière et perçoit la réalité de l’intérêt général.

Laurent Vignaud, sous-préfet de Cosne-Cours-sur-Loire et de Clamecy, a échangé avec Marie, apprentie à la mairie de La Charité-sur-Loire et Henri Valès, maire de La Charité-sur-Loire. Marie a commencé son contrat début octobre. Elle travaille sur le développement du e-commerce.

Native de La Charité, Marie a présenté une candidature spontanée et un projet répondant aux objectifs attendus par la mairie en matière de développement du e-commerce. Elle est intégrée dans les services municipaux depuis octobre. Son tuteur est Christine Quaranta, directrice générale adjointe chargée de l’attractivité.

Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes avec le plan #1jeune1solution

Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan de relance et plus particulièrement du plan #1jeune1solution lancé en juillet dernier. Ce plan, qui prévoit un triplement des moyens alloués aux jeunes avec plus de 7 milliards d’euros, a pour ambition d’apporter une solution à chaque jeune en facilitant leur entrée dans la vie professionnelle, en les formant aux métiers d’avenir et en accompagnant les plus éloignés de l’emploi dans des parcours d’insertion sur mesure. Il mobilise des aides massives à l’embauche et à l’apprentissage.

Daniel Barnier, préfet de la Nièvre, salue les jeunes et les communes qui s’engagent dans la voie de l’apprentissage. Alors que le plan #1jeune1solution propose des solutions pour chaque jeune, partout dans les territoires, quels que soient son parcours et son expérience, le préfet souligne l’enjeu de faire connaître ces dispositifs dont la réussite dépend de la mobilisation de tous les acteurs au service de la jeunesse, État, collectivités, acteurs locaux, entreprises et associations.

Toutes les solutions offertes aux jeunes, aides à l’embauche, formations, accompagnements, aides financières aux jeunes en difficulté... sont disponibles sur le site : https://www.1jeune1solution.gouv.fr/

Les « mercredis de la relance »

Le préfet a souhaité faire connaître les bénéficiaires et les projets soutenus par le plan de relance ainsi que les dispositifs du plan dans le cadre des « mercredis de la relance » organisés tous les 15 jours. Après le soutien au secteur industriel et à l’insertion professionnelle des jeunes, les prochaines semaines seront l’occasion de montrer à nouveau que le plan de relance propose des mesures concrètes, à destination de tous, particuliers, entreprises, commerçants, artisans, collectivités et administrations, et dans tous les territoires. Le plan de relance donne à chacun les moyens de transformer la société.

Pour être accompagné dans la constitution d’un dossier et pour toute question sur le plan de relance dans la Nièvre, une adresse dédiée : pref-francerelance@nievre.gouv.fr

Le parcours d’Adrien Blais et la politique de la Ville de Nevers en matière d’apprentissage

Adrien Blais, 20 ans, neversois originaire de Bordeaux, apprenti au service des finances, des budgets et du contrôle externe de la mairie de Nevers depuis début septembre, appréhende l’environnement institutionnel, budgétaire et financier d’une collectivité locale et découvre les processus de production d’un service public. Les missions qui lui sont confiées lui permettent de développer ses capacités d’analyse et de synthèse sur des sujets comme la préparation du débat d’orientation budgétaire ou l’évolution du fonds de compensation de la TVA dans une approche d’optimisation des ressources et de modernisation des pratiques.

Adrien Blais inscrit cette période d’apprentissage dans un projet professionnel construit. Il souhaite poursuivre ses études au niveau Master en comptabilité et gestion, toujours en alternance et aimerait travailler dans un cabinet d’expertise.

Malgré la difficulté à suivre des cours en distanciel dans cette période de crise sanitaire, il a trouvé dans le secteur public la possibilité de poursuivre son cursus.

La politique de la Ville de Nevers en matière d’apprentissage

Denis Thuriot, Maire de Nevers et Président de Nevers agglomération, soutient l’apprentissage depuis plusieurs années. En moyenne, la collectivité intègre 23 apprentis par an, développe le tutorat pour accueillir les jeunes et diversifie les filières, les métiers proposés et les niveaux d’études.

Cet effort particulier à destination des jeunes étudiants prend aujourd’hui une importance particulière compte tenu de la difficulté rencontrée par certains apprentis à conclure un contrat auprès d’entreprises touchées par la crise sanitaire.

Actuellement, 22 apprentis travaillent dans les services de la Ville de Nevers à tous les niveaux de cursus : 15 CAP, 1 BAC, 1 BTS, 3 Licences et 2 Masters. Ils sont répartis sur les filières suivantes : 2 en filière administrative, 4 en filière médico-sociale et 16 en filière technique.

La municipalité offre régulièrement à des jeunes la possibilité d’intégrer ses différents services techniques (peinture, espaces verts, menuiserie...) et administratifs (ressources humaines, finances, développement d’applications informatiques...). A Nevers, ils peuvent se former à environ 90 métiers du service public.

Dans le cadre du plan de relance, le dispositif #1jeune1solution permet non seulement aux jeunes d’augmenter leur chance d’intégrer un cursus d’apprentissage mais aussi aux collectivités comme Nevers, grâce à l’aide financière apportée, de renforcer leur politique en la matière. 13 contrats d’apprentissage sont éligibles à ce dispositif.

Le parcours de Marie James et la politique de la Ville de La Charité-sur-Loire en faveur des jeunes

Marie James a obtenu son baccalauréat professionnel vente au lycée Saint Joseph de Nevers. En 2017, elle a obtenu un BTS en management des unités commerciales sur Bourges. Après avoir été employée par un torréfacteur pour un projet de franchise en 2017 et 2018, elle a préparé, en 2018 / 2019 un bachelor banque omnicanal à la Caisse d’Epargne et effectué des missions de remplacement dans différentes agences.

La politique de la Ville de La Charité-sur-Loire en faveur des jeunes

La Ville de La-Charité-sur-Loire accueille une douzaine de stagiaires par an tous services confondus (découverte en 3e, BEP / Bac pro dans les métiers de la sécurité, du secteur tertiaire, du bâtiment, de la petite enfance, BTS dans les domaines de l’administration, de la gestion, de la vente…, Master 1 ou 2, formation continue - GRETA, secrétaire de mairie…). Elle bénéficie de nombreux dispositifs d’accompagnement vers l’emploi (emplois jeunes, contrat unique d’insertion - CUI...) : environ 30 % des agents municipaux ont été recrutés dans le cadre de ces dispositifs.

Le premier confinement a montré les difficultés de certains commerçants à se mobiliser pour proposer une offre de services de type "click and collect" ou de drive. La Ville a donc souhaité faire porter son action sur l’accompagnement du e-commerce. La candidature spontanée de Marie James et l’adéquation de son projet aux objectifs de la commune ont conduit à son recrutement en alternance. Marie James est la 3e apprentie recrutée en 10 ans.

Henri Valès, maire de La Charité-sur-Loire souligne que l’accueil de Marie répond à double objectif pour la Ville : accompagner la formation des jeunes et leur insertion dans l’emploi et, dans le contexte sanitaire lié au coronavirus covid-19, soutenir le commerce local par le développement du e-commerce.

Développement de l’apprentissage : une aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis et d’alternants en contrat de professionnalisation

Afin de soutenir les employeurs publics locaux, une aide financière exceptionnelle de 3 000 euros est attribuée aux collectivités territoriales pour faciliter l’embauche des jeunes de moins de 26 ans en apprentissage pour les contrats conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021.

Cette mesure vient en complément du financement par le centre national de la Fonction publique territoriale à hauteur de 50 % des coûts de formation.

Une aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis et d’alternants en contrat de professionnalisation est également disponible pour les entreprises.

Il s’agit d’une aide financière pour les employeurs d’un montant de 5 000 euros pour un alternant de moins de 18 ans et de 8 000 euros pour un alternant majeur (jusqu’à 29 ans révolus) pour la première année de chaque contrat d’apprentissage conclu entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 préparant à un diplôme jusqu’au master (bac + 5 – niveau 7 du répertoire national des certifications professionnelles – RNCP). L’aide est versée sans condition aux entreprises de moins de 250 salariés. Pour celles de 250 salariés et plus, elle est conditionnée au fait qu’elles s’engagent à atteindre dans leur effectif, un seuil, défini par décret, de contrats d’alternance ou de contrats favorisant l’insertion professionnelle (5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle au 31 décembre 2021, 3 % d’alternants au 31 décembre 2021 et une progression de 10 % d’alternants par rapport à l’année 2020).

Depuis son lancement, près de 350 jeunes ont été recrutés en alternance dans la Nièvre.

Avec l’aide exceptionnelle au recrutement d’apprentis du plan #1jeune1solution, l’année 2020 est la meilleure rentrée de l’histoire pour l’apprentissage en dépit de la crise. Dans le même temps, et malgré les restrictions sanitaires, la continuité pédagogique a été assurée par les centres de formation des apprentis. Le secteur de la formation professionnelle s’est adapté et digitalisé.

L’objectif est de poursuivre en 2021 cette dynamique en développant notamment la voie de l’apprentissage sur de nouveaux métiers.

Prolongation de l’aide à l’embauche et de la majoration des emplois francs

Le décret n° 2021-94 du 30 janvier 2021 relatif à l’aide à l’embauche des jeunes de moins de 26 ans et aux emplois francs prolonge du 31 janvier au 31 mars 2021 la date butoir pour bénéficier d’une majoration de l’aide attribuée pour les emplois francs et de l’aide liée à l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans en CDI.

Depuis le 1er août 2020, le Gouvernement a mis en place une aide d’un montant pouvant s’élever jusqu’à 4 000 euros pour les employeurs embauchant un jeune de moins de 26 ans. Le contrat doit être un CDD d’une durée de 3 mois minimum ou un CDI avec une rémunération inférieure ou égale à 2 fois le Smic. Ce dispositif concerne les contrats conclus entre le 1er août 2020 et le 31 mars 2021. L’aide peut être demandée jusqu’à 4 mois après signature du contrat, donc le 31 juillet 2021 date limite.

Fin 2020 , plus de 420 demandes de cette aide avaient été enregistrées dans la Nièvre.

La majoration de l’aide attribuée pour les emplois francs concerne les recrutements, à temps complet, de jeunes de moins de 26 ans issus de quartiers de la politique de la ville. Pour une embauche en CDI, ce montant s’élève ainsi exceptionnellement à 7 000 euros par an la première année, puis 5 000 euros pour les années suivantes et dans la limite de trois ans (contre 5 000 euros par an habituellement). Pour un recrutement en CDD d’au moins six mois, l’aide est de 5 500 euros la première année, puis 2 500 euros l’année suivante dans la limite de deux années (contre 2 500 euros habituellement).

Volontariat Territorial en Entreprise (VTE) : pour recruter de jeunes talents

Le programme Volontariat Territorial en Entreprises (VTE) opéré par Bpifrance donne la possibilité à des étudiants en alternance ou récemment diplômés d’études supérieures d’accéder à des postes à responsabilités dans des PME et ETI françaises.

Deux modalités de VTE sont proposées :

- VTE « Territoires d’Industrie »
Pour accompagner les entreprises dans leur transformation, une subvention d’un montant de 4 000 euros est versée par l’État et la Banque des Territoires aux entreprises qui recrutent un VTE en « Territoires d’Industrie » (VTE TI) (opération 1 000 volontaires territoriaux en entreprise). Cette subvention concerne les contrats éligibles au VTE signés depuis le 1er janvier 2020.

- VTE « vert »
Afin d’accompagner le recrutement de 1 000 jeunes dans des TPE, PME et ETI sur des métiers de la transition écologique, une prime de 8 000 euros est versée à l’entreprise qui accueille un (des) talent(s) en VTE « vert ». Cette subvention contribue au financement de la rémunération et/ou des frais de scolarité, achat de matériel ou logiciel… directement liés à la mission qui est confiée au jeune. Elle concerne les contrats éligibles au VTE vert conclus depuis le 1er septembre 2020. Cette aide est cumulable avec l’aide VTE TI mais pas avec l’aide emploi franc ni avec l’aide à l’embauche des jeunes de moins de 26 ans. L’aide VTE vert est partiellement cumulable avec l’aide exceptionnelle à l’alternance prévue pour les contrats d’apprentissage et de professionnalisation conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021. Lorsqu’une entreprise bénéficie déjà de cette aide, le montant de l’aide VTE vert est alors plafonné à 4 000 euros.

Aides à demander sur le site mon.bpifrance.fr

Parcours Emploi Compétences Jeunes (PEC Jeunes) : s’engager dans une expérience professionnelle

Dans le cadre du plan #1jeune1solution, les employeurs du secteur non marchand peuvent bénéficier d’une aide financière lorsqu’ils recrutent un jeune âgé de moins de 26 ans ou un jeune reconnu travailleur handicapé jusqu’à 30 ans inclus en contrat Parcours Emploi Compétences Jeunes (PEC Jeunes).

Ce dispositif qui s’adresse aux jeunes éloignés du marché de l’emploi a pour objectif de développer, dans le cadre d’une activité professionnelle, des compétences transférables ou mobilisables dans un autre environnement.

Dans ce cadre, le jeune bénéficie d’un contrat de travail à durée indéterminée ou déterminée d’une durée minimale de 6 mois renouvelables dans la limite de 24 mois avec un minimum hebdomadaire de 20 heures avec un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi.

Pour en bénéficier : s’adresser à un conseiller du service public de l’emploi (Pôle emploi, missions locales, Cap emploi)

Volontariat territorial en administration

La création de volontariat territorial en administration (VTA) sur la durée du plan de relance a été actée lors du Comité interministériel aux ruralités du 14 novembre 2020. Il sera mis en œuvre au cours du premier trimestre 2021.

Le VTA désigne un contrat associant une collectivité territoriale et un jeune de 18 à 29 ans qui souhaite s’engager pour une mission de maximum 24 mois dans une mission de renforcement de l’attractivité d’un territoire rural. Il s’agit de répondre à des besoins en ingénierie des collectivités territoriales en misant sur les compétences de la jeunesse.